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YouTube, lorsque l’illégal se mêle au légal !

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Aujourd’hui, chers Brains, on ne parle pas de mangas, ni de choses fun.
On parle de vidéos étranges et dérangeantes disponibles en toute légalité sur YouTube.

Capture vidéo, 2017 – Le Roi des Rats ©
YouTube est-il au courant des vidéos qui se baladent sur sa plateforme ? Un « réseau » pédopornographique aurait-il fait son nid ?

Peut-être que vous vous souvenez de Molly. Cette jeune femme fît naître le Twittergate, en dénonçant plus de 20.000 comptes partageant des images à caractère pédopornographique sur Twitter en utilisant des hashtag très spécifiques. Après la fermeture de ces comptes, c’est au tour de YouTube d’avoir sa possible bête noire.

Le 30 décembre 2016, le Roi des Rats mettait en ligne une vidéo supposant qu’il existait peut-être un « réseau » pédophile sur YouTube. Résumant les faits de ReallyGraceful, il mettait en avant des vidéos qui ont l’air plutôt banales, mais qui se révèlent bien plus inquiétantes. Après sa seconde vidéo, c’est là que nous prenons réellement conscience de la chose dans laquelle nous venons de mettre les pieds.

Les questions surviennent et les réponses sont douteuses…

Tout d’abord, pourquoi ces jeunes filles prendraient-elles des positions suscitant l’intérêt de l’internaute ? Jambes écartées, débardeur au col plongeant – pour celles ayant de la poitrine. Pourquoi portent-elles quasiment toutes des petits shorts dévoilant jambes et cuisses ? Les tenues de gymnastiques reviennent très souvent, une raison à cela ? Et je ne parle même de celles qui sont en sous-vêtements – hors la nudité d’un mineur sur YouTube est interdite. Si pour vous ces vidéos ne sont que des gamines jouant et s’amusant, pour certains elles sont apparemment un moment de plaisir. Et croyez-le ou non, rien qu’écrire cette phrase me répugne.

L’enfant représente l’innocence. Comment peut-on pervertir cela d’une façon aussi dégoûtante ? Comment une simple vidéo d’une fillette faisant sa gym est devenue si répugnante ? Qui sont les responsables ? Les vidéos cumulent des milliers de vues, pour un certain nombres de commentaires. Si la plupart sont courts, d’autres sont carrément des avances sexuelles punissables par la loi. J’ai relevé certains commentaires qui m’ont juste collé la nausée. Croyez-le ou non, ils sont nombreux. J’en ai traduit certains – dont le troisième où j’ai modifié certains mots.

« Des seins comme ça sont si beaux. Ils sont mes préférés. » Ou : « Tu es parfaite. Si jolie avec ton short. » Le niveau monte d’un grand avec le suivant : « Tu es sexy. Tu as de beaux seins même s’ils sont petits. Ton short est court et j’aime voir un peu ta culotte. Continues comme ça ma belle. Fais-nous encore rêver et plaisir. » Et le dernier que j’ai eu le déplaisir de lire : « J’aime ta chambre je voudrais la visiter……..avec toi (: »

Honnêtement, je n’ai pas voulu aller plus loin. Je pense que c’est suffisant pour comprendre à quel point ces commentaires sont graves. Notamment le dernier qui ne laisse aucune place à l’imagination sur les intentions désirées.

Mais qu’est-ce que ces saletés viennent faire sur YouTube ?

La pédopornographie est évidemment puni par la loi. D’ailleurs, si par hasard vous recevez des avances sexuelles par internet (réseaux sociaux, tchat etc…) le responsable encourt une peine de deux ans de prison et une amende de 30 000 €. Pourtant, cela n’empêche en rien de voir ce genre de vidéos (ou photos) disponibles en ligne. Pas sur notre bon vieux web, mais le Dark Web. Je déconseille fortement aux petits malins d’aller jeter un coup d’œil là-bas. D’ailleurs, je le déconseille tout court.

Pour parler du terme clé… Je ne pourrais pas dire qu’il est officiel. Cependant, le Roi des Rats souligne dans sa seconde vidéo que le terme ne s’enregistre pas dans son historique et qu’il est possible qu’il soit inséré automatiquement via un logiciel de montages vidéos. Mais en plus de cela – sans parler du nombre de résultats – vous vous retrouvez avec des dizaines de pages qui listent ces vidéos de petites filles. Afin de comprendre un peu plus le mot clé, j’ai essayé dans six langues : italien, polonais, allemand, espagnol, et français. C’est le même constat. Ce terme est utilisé dans ces langues, pour le même type de vidéos.

Il n’est pas rare qu’en faisant la recherche de la confiture à la figue, vous tombiez également sur le récapitulatif du match de hockey de la veille. Les deux vidéos n’ont clairement aucun rapport. Noms différents. Public différent. Tags différents. Mais elles sont liées pour une raison que seule YouTube connaît. Ainsi, pourquoi ces vidéos en particulier, portent toutes le même nom ? Personne ne renomme sa vidéo avant de la mettre en ligne ? Pourtant, le titre est l’un des plus gros critères sur YouTube. 

Ou comment mêler l’illégal au légal…

YouTube est très clair dans ses conditions d’utilisations. Il se donne le droit de supprimer des vidéos pour diverses raisons. Violences, incitation à la haine, homophobie, nudité. De plus, le filtre d’âge s’applique sur la façon de filmer (l’angle et le zoom) ou encore la durée de l’image. Vous voyez où je veux en venir ? Et bien oui, les vidéos sont généralement filmées d’une certaine façon, avec des plans longs même si les vidéos sont plus ou moins courtes. Et tout ça en libre service sur un site parfaitement légal.

Au final, c’est volontaire ou pas ?

Et bien oui, chers Brains. C’est parfaitement volontaire. Comme le montre le Roi des Rats dans sa seconde vidéo, il existe des chaînes sans descriptions et ayant différentes playlist classant ainsi les vidéos, comme le cite le Roi des Rats : « Il suffit de regarder ces playlist pour c’en rendre compte. C’est simple, on dirait des catégories comme sur un site porno. »

Mais ce n’est pas tout. Malheureusement. Il existe une chaîne similaire. Je replace un extrait du Roi des Rats, étant donné qu’il résume parfaitement le contenu de la chaîne : « […] Toujours le même principe avec les vidéos aimées et les playlists. Mais il met aussi en lien des sites proches, mais alors très proche de la pédophilie […] Le premier lien c’est des mannequins d’enfants. Le deuxième lien […] des enfants dans des sous-vêtements […] le troisième lien, des enfants très jeunes aussi en sous-vêtements. Quatrième lien, un hébergeur d’images où y’a 95% du temps des images d’enfants quasiment dénudés. »

De plus, une mère américaine a soudainement retiré les vidéos de ses enfants de YouTube. La raison ? Sans même le savoir, l’un de ses enfants s’est retrouvé dans les banques de données de prédateurs sexuels alors qu’elle ne faisait que le filmer. Si ce n’est pas volontaire, alors c’est quoi ? Si laisser ces vidéos en ligne n’est pas dérangeant ou choquant, alors la prochaine fois ce sera quoi ? Depuis quand une plateforme telle que YouTube cautionne ce genre de saletés ? Une saleté sur laquelle un enfant ou un adolescent peut tomber si j’en juge des suggestions parfois douteuses de YT. Femmes ou hommes, ont le droit de dire non. Mais qui le dit pour ces enfants ?

Enfin, j’ai une question pour toi, YouTube !

Je t’aime bien, mais aujourd’hui j’ai des doutes. Tu es en étroite collaboration avec les forces de l’ordre afin de protéger les enfants d’être malhonnêtement exploités. De ce fait… Tu comptes réagir et saisir ?

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Merci au Roi des Rats pour l’autorisation d’utilisation de certains extraits de ses vidéos (#1 & #2) – que je vous recommande d’aller voir. Vous pouvez réagir à cet article et aux vidéos avec le hashtag #Youtubepedo. Si vous tombez sur un site (ou des vidéos et images) mettant en scène de la pédopornographie, vous pouvez le signaler sur Internet-signalement.gouv.fr.

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